mardi 25 août 2009

La Playlist du mardi 3 by Nico

Comme j'ai pas le temps en ce moment (boulot boulot), Nico met la main à la pate :
La Playlist Alternative Rock de Nico (parce qu'il n'y a pas que le Metal dans la vie)

Hurt
Goodbye To The Machine
3ème album pour ce groupe, pas vraiment distribué en France, découvert il y a quelques années. je pense que c'est une sorte de Tool mainstream. Le chanteur J. Loren Wince est excellent, il y a des refrains magnifiques dans cet album (l'enchainement "Pandora" avec "Wars"), des titres acoustiques très sympa, des chansons franchement calibrées à la fin mais ça reste un très bon album.

Dredg
El Cielo

Pas une nouveauté mais j'ai découvert cet album il y a peu de temps. Le genre d'album qui scotche pas à la première écoute (à part la voix hallucinante de Gavin Hayes) mais qui se découvre, le long des nombreux titres, avec des plans qui tuent ("Sorry, but it's Over"). C'est un classique.

Ribozyme
Blacklist Mercy
Merci à Nicolas, le batteur de Mourning Dawn et vieux pote à nous pour cette découverte. ça part comme du A Perfect Circle, avant de virer dans le genre NIN sans machines (si sis, c'est possible!). Bref, un album hétérogène, à la fois puissant et planant, à l'image des 2 autres de ma playlist. Ils s'approchent d'un de mes idéaux en terme de variété et d'excellence : Superunknown de Soundgarden

vendredi 21 août 2009

Des gens bien

Dans le merveilleux monde de la musique, on est amener à rencontrer plein de gens.

Il m'est arrivé de parler à certaines personnes, la plupart du temps des membres de groupes, qui te prennent de très haut. En fait, des mecs qui ont un super gros melon, qui sont hautains à mort, sous pretexte qu'ils ont fait un maxi avant toi, sous pretexte qu'on parle d'eux. En fait, ces quelques personnes ont terminé dans la catégories "Gros connard" assez vite. Et c'est marrant parce que en les revoyant quelques années plus tard, le formidable élan qui devait les propulser au rang de star mondiale s'est brutalement arrêté, et ils sont redevenus des gens vraiment agréables et sympa. Sans rancune les mecs.

Et un peu plus tard, j'ai été amené à rencontré des mecs bien plus "avancés", vraiment installés dans le monde de la musique, et j'ai été stupéfait de voir avec quelle ouverture et quelle gentillesse j'ai été reçu. Finalement, à l'inverse, ces gens ne se la racontent pas, sont passionnés, et même si ce n'est que pour discuter, ils n'installent pas de distance dans le rapport humain.
C'est rassurant de voir que tout ne semble pas pourri dans ce milieu.

jeudi 20 août 2009

Session 3

Session de travail hier, mais cette fois au complet ! Nico et Stef sont rentrés de vacances, et du coup on va en profiter pour revenir sur les points discutés avec Guillaume et Fab.

Autour du traditionnel repas folklorique pizza/bière, nous avons discuté des orientations musicales et des détails à faire ou ne pas faire. Chacun a pu s'exprimer, et ainsi nous savons quels écueils éviter lors des futures sessions :

- arpèges pour commencer une chanson;
- série de 4 accords plaqués
- notes de piano simplistes
- tout ce qui est trop mou du slip
- arrangements systématiques
- etc, etc.

Tout cela est évidemment arbitraire et nous nous ferons un plaisir de transgresser ces règles dès que possible, chassez le naturel... Bref

Puis, en ouvrant d'autres bières au soleil couchant sur la terrasse, nous avons évoqué le fait d'avoir un thème, un presque-concept déjà discuté entre Guillaume et moi. L'idée fait plutôt l'unanimité, il va falloir évoquer de nouveaux thèmes, que chacun puisse amener ses idées, mais globalement, le projet de suivre une ligne directrice dans toutes les phases de l'écriture est adopté.

On passe ensuite aux choses sérieuses : nous nous enfermons avec d'autres bières dans les 8 mètres carré de la "cabine d'écoute" (à 5, donc), et on repasse en revue les démos. L'occasion de discuter avec Nico des points forts et faibles, des marges de manoeuvre que l'on peut avoir et des axes à conserver dans le respect de la démo. Une discussion batons rompus qui m'éclaire sur les aménagements à prévoir, ce qu'il faudra conserver. Puis nous écoutons ma démo et quelques riffs qui trainent histoire d'être exhaustifs sur le matériel disponible. Nico nous fait découvrir le résultat d'un jam avec Stef il y a 1 mois : encore un très bon riff.

Après ces joyeusetés, retour sur la démo du moment : "Pressure". Nico, à l'origine de la démo, nous a fait part de quelques modifications à faire pour plus retrouver l'esprit du titre. Cela nous amène à évoquer différentes longueurs sur l'intro, à voir pour l'équilibre général quand le titre sera plus avancé, puis Nico reprend l'intégralité du couplet, ce qui amène une refonte de la basse, pour un résultat vraiment excellent. Puis on modifie l'agencement de quelques parties, réenregistrement de quelques lignes mélodiques, etc, etc.

Finalement, à 5 ce n'était pas tant le bordel que ça, comme on bosse sans pression, on a pas le stress d'avancer vite ou pas vite...

mercredi 19 août 2009

On se fait mousser ?

1 an à parler de la conception (avec amour) d'un album, et je n'ai encore pas vraiment fait de retour dessus.

Pour les amateurs de lecture, toutes les chroniques sont sur notre forum Ecclipse : http://www.ecclipse.net/forum/index.php?showforum=405
Mais pour les autres, qui préfèrent les condensés, voici un petit florilège des choses qui ont été dites sur la place de Paris à propos de "In Recoil"

« Ce disque est énorme du début à la fin. Avec une cohérence incroyable tout en proposant des émotions variées, Dustbowl vient de nous pondre LA perle ! Même s’il est encore trop tôt pour parler de disque de l’année, il est clair que ce "In Recoil" devrait permettre au groupe de changer de catégorie. »
Metal Sickness – « Disque de la semaine » – 18/20 – Avril 09

« In Recoil » est, je vous l’annonce sans fioritures, un album grandiose où le groupe a définitivement digéré ses influences pour nous pondre 12 titres, à la fois poignants et captivants, Dustbowl nous offre 48 minutes de plaisir aussi intense pour nos oreilles que le corps d’une belle femme […]« In Recoil » est le genre d’album qui fait s’arrêter le temps lors
de son écoute. […]Voilà un album à la fois brillant, sensible et intelligents… Soyez-le aussi, ne passez pas à côté d’une telle merveille!
»
Pavillon 666 – « Coup de coeur » - 9/10 – Mai 09

« De gros riffs, des solos, des incursions électro, une rythmique imparable, des ambiances froides, des sons synthétiques et une très bonne voix tour à tour dans la puissance et dans la douceur, caressante, agressive ou glaçante. »
French Metal –« «Selection du site » – 17/20 – Juin 09

« Une tempête cataclysmique, un ouragan mélodique ou une machine à tubes […]Dustbowl ou l’essence du Son reconvertie en puissance émotionnelle. Excellent ! »
Le Chant du Grillon – Juin 09

« Avec un sens de la mélodie efficace et du refrain qui fait mouche, DUSTBOWL, qui a des ambitions clairement affichées, et qui, franchement, se donne les moyens pour les assouvir, nous livre une petite perle pop/rock/sombre très chargée en spleen et en lumière diaphane.
Beaucoup de titres ont un potentiel singlesque ravageur. »

VS Webzine – 14,5/20 - Juin 09

« Il y a seul groupe dans le style qui ait réussi à m’étonner ces derniers temps et ce sont les Franciliens de DustBowl. Drops Of Chaos, leur premier album, sorti en 2008, avait été unanimement salué et pour cause : le groupe avait réussi à parfaitement mixer des influences pop avec du Metal gothique »
Metal Obs FNAC - Noise Web - 8/10 – Mai 09

« Second album for DustBowl and second successful one! No doubt, this release is a confirmation that this young French combo is clearly at the top of its form! Who know, maybe that they will even become a leader of the French scene because they have the class and the potential to do it. »
8/10 – Metal Storm – Juin 09

« Car vous l’avez déjà bien évidemment saisi en lisant à travers les lignes de cette introduction, ce « In Recoil » est un véritable petit bijou résolument et viscéralement appréciable [...] La diversité de la tracklist délivrée est un des gros atouts de ce second album avec par exemple un « Starblossom », digne de tubes comme le « Hello » des 4Lyn précités ou du « Dakota » d’exception des « Stereophonics ». Ne pouvant que vous faire danser, par la voix post new wave acidulée pop calquée sur un grosse rythmique guitare bien heavy et des lignes organiques évanescentes et omniprésentes, ce titre si il bénéficiait d’une promotion conséquente pourrait surfer sur la même vague de notoriété que les deux exemples choisis pour illustrer ce « pur brulot ». Le « Thou Shalt Suffer » à la voix gutturale death et bien metal en alternance avec un chant clair, et à nouveau teinté de consonances pop en réponse, sera lui aussi un des autres temps extrêmement fort : Enorme et entêtant avec de plus un break aérien et aux harmonies ciselées. A l’inverse un « Losing ground » susurré, teinté électro pop, et rehaussé d’un chant câlin doucereux et féminin affirmera encore cette propension des franciliens à surprendre en délivrant ici du pur « Pitchfork Project ». [...] Dust Bowl réussi le tour de force de vous maintenir sous le charme et l’envoutement en évitant de basculer dans le sirupeux. Et vous maintenant sans cesse en haleine. [...] La superbe intro de « When the Finally Fall » et surtout un énorme « Forever Silent (Dalibor’s Violin) » à tiroirs parachèveront cependant l’opus de façon magistrale en affirmant un excellent ressenti. Au final, ce concept « Heavy Cold Rock » à la française, à des années lumières de la gageure, est un pur régal de suavité empreinte de mélancolie, beauté et puissance et dont on ne doit en aucun cas faire l’impasse. »
8/10 - Soil Chronicles - Août 09

Bref... ça fait plaisir ! Vous noterez dans le dernier extrait un petit bout de phrase résumant bien un peu de notre amertume. Car nous, cet album, on en est fiers et on L'AIME !!!! Alors pour certains qui nous prennent de haut, voilà un gros "Va t'faire mettre", tant pis si nous n'en faisons pas assez, si nous sommes trop proches d'un groupe anglais (je pense que seuls les fans de Francis Lalanne ne font pas la différence), si le business est devenu trop rude pour les petits groupes aux fragiles épaules... Nous, on prend juste du plaisir, que certains partagent (cf plus haut), et de toute façon, comme dit le philosphe : "Vous n'aurez pas notre liberté de penser" .

mardi 18 août 2009

La playlist du mardi 2

Le problème avec les séries, c'est que quand il n'y a qu'un épisode... c'est pas une série !

Du coup, petit tour d'horizon de mon autoradio :

Soilwork
Natural Born Chaos
Stéphane m'a fait découvrir cet excellent disque il y a quelques temps dans ma quète d'"agressivité" musicale. Avec le recul, voici un album assez mainstream, mais vraiment jouissif dans ses refrains mélodiques à mort, avec de la batterie et des guitares qui moulinent derrière : du tout bon ! D'ailleurs, leur nouveau gratteux, transfuge de Scarve, Sylvain Coudret, a fait le mastering de notre premier album... Le monde est petit !

Hacride
Lazarus

Voilà un album qui m'a définitivement mis sur le cul. j'avais bien aimé leur précédent, "Amoeba", là le style change : moins d'agressivité, moins de blasts, plus de choeurs et de progressif. La première écoute m'a retourné : des chansons fleuves captivantes, des mélodies et une virtuosité toute en retenue... En plus le son est particulier : la batterie n'est pas triggée, 100% acoustique, du coup quelques blasts sont moins percutants, mais le son de l'album est unique, très vrai, ça respire... Bref, un perle, mon plus gros "choc" depuis "From Mars To Sirius"... c'est dire !

Fin de non recevoir

Ce matin un petit mail, une fin de non recevoir d'un label pour une signature. Bon, c'est un peu normal par les temps qui courent. D'ailleurs, ce n'est pas que pour DustBowl, mais une politique globale, où il devient trop difficile de signer des groupes en dévelloppement. Seuls les groupes établis ont des chances d'être "dans le circuit". Soit.
Et puis, on ne peut pas reprocher à un label de ne pas vouloir signer un album qui n'est pas encore composé. Nous continuons de penser qu'en faisant un album très fort, ces considérations extra musicales voleront en éclat, après tout nous avons 2 albums, et si les tournées mondiales nous manquent encore, nous ne sortons pas de nulle part.

Du coup, je me pose encore la question des futurs moyens de diffusion d'un groupe... Dans 2 ans les choses auront changé, comment anticiper cette mutation de la façon de consommer la musique ? Comme j'en parlait l'an dernier (http://studio-dust.blogspot.com/2008/06/ne-tlchargez-plus.html), le problème n'est pas tant que les gens télécharge les gros ou les petits, c'est que ce mode de consommation a changé l'approche du public, qui considère que la musique est gratuite, basiquement, et qu'on achète que parfois, quand on aime. Cela ne vaut pas pour les fans absolus comme nous tous dans le groupe, qui ne jurons que par l'objet CD, mais cette façon de faire a considérablement réduit les volumes globaux de vente, d'où un marché de plus en plus sélectif.

Reste Internet et la relation directe. Car finalement, rien de mieux pour un groupe que le contact direct avec son public. J'en suis témoin lors des disques et packs que j'envoie à travers la France, ça fait super plaisir de recevoir des commandes des 4 coins de l'Hexagone. Alors voilà, la solution est là : pas la peine d'avoir des intermédiaires qui font que le groupe de gagne rien, alors qu'en vente directe, nous récupérons un peu de sous.

(Parenthèse : en plus de n'avoir toujours pas mis "In Recoil" sur leur site : http://eshop.thundering-records.com/, notre bien aimé label ne nous a JAMAIS reversé le moindre euro sur les ventes, aussi faibles soit elles selon eux, de nos 2 albums... On pourra dire ce qu'on veut, c'est juste un putain d'abus).

Mais bon, le problème dans la "vente directe" (ça fait un peu M6 Boutique, mais vous savez déjà que je suis fan de cette émission), c'est la communication, il faut se faire entendre, et c'est bien là le rôle des labels, de faire parler de ses groupes. C'est un dur boulot. Nous sommes beaucoup, et les médias se multiplient : aujourd'hui personne ne sait si les webzines ont plus d'impact que les magazines. Alors ou faire sa promo ? Les réseaux sociaux sont nombreux et demandent du temps. Notre temps libre est consacré à la musique, non à sa promotion...

Sinon on peut faire un blog...

Bref, toutes ces questions polluent vraiment l'esprit des zicos... Pour l'heure nous composons, et on s'en bat les c******... On verra plus tard

(désolé pour l'absence de billet, j'étais à Rome ce week end, là aussi il y a des doigts, mais plus jolis)

mercredi 12 août 2009

Session 2

2e session hier soir, on ne change pas une équipe qui gagne, Fabien, Guillaume et ma pomme aux commandes pour la suite du travail entamé la semaine passée sur "Pressure". Carburant habituel : pizza-bière !

Nous avons prévu de faire le chant aujourd'hui. Avant de commencer, Guillaume a un coup de fil de sa chérie (désolé les groupies...) qui lui donne -peut-être- le sujet des paroles de la chanson, un évènement inattendu et dramatique s'étant produit juste avant. Nous réglons 2-3 détails sur le travail de la semaine dernière, puis nous posons le refrain, toujours sur la base de la démo de Nico, mais en beaucoup plus rapide et metal.

Et nous passons au chant. Un mot d'ordre : page blanche. Nous savons que Guillaume va devoir explorer des contrées encore inconnues et se mettre en danger. Comme quoi il est quand même plus facile de se cacher derrière sa guitare.

Je ne vais pas m'étendre, disons que nous avons tenté pas mal de trucs, le résultat est plutôt convainquant (Sandra a trouvé ça bien ce matin), il y a 2-3 réglages à faire sur les intentions, quelques hauteurs de note, mais bon, on ne s'est pas perdu. En tout cas Guillaume a fait trembler les murs du Studio-Dust ! Les amateurs de bluette repasseront, ici on marche au 'Jack

En fin de session, Guillaume se posait des questions si on ne va pas trop loin... C'est pas faux (bis), pas facile de reconnaître DustBowl au premier abord. Déjà pas d'arrangements, beaucoup de guitares à l'unisson, de la double pédale de partout, des growls... On peut dire que on travaille comme un groupe "vierge", sans se poser la question de la continuité avec les autres albums. On pense qu'il faut forcer le trait et aller à fond dans le truc, peut-être qu'on arrangera de quelques choeurs, qu'on fera un passage plus typé "metal goth" au milieu, un chant plus mélodique sur le couplet... Le champ des possibilités est infini... et au delà !